RETOUR


Extraits du chapitre VI

La réincarnation

 

 

 

Des stigmates inexplicables

Quelques-uns des enfants cités dans l’étude de Stevenson présentaient des marques sur la peau ou étaient affligés de malformations congénitales, décrites comme des stigmates en relation avec une vie passée. Ces stigmates correspondaient, plus ou moins nettement, à des blessures, cicatrices ou autres particularités physiques que le parent, dont l’enfant se disait la réincarnation, avait présenté soit de son vivant soit, s’agissant de blessures mortelles, aux derniers instants de sa vie.

Le cas de Ravi Shankar, un petit indien, est particulièrement illustratif car on y trouve nombre d’éléments en faveur de l’hypothèse d’une vie antérieure. Stevenson affirme qu’il fut capable de reconnaître les hommes qui le tuèrent, à l’âge de six ans, lorsqu’il s’appelait Ashok Kumar. Témoignage vraiment extraordinaire car les vérifications indiquèrent que ses allégations étaient fondées, les faits s’étaient déroulés exactement de la façon dont il les avait relatés. Il se souvint que ses meurtriers l’exécutèrent à l’arme blanche et, entre autres mutilations, le décapitèrent. Dans son existence actuelle son corps conservait d’ailleurs ce qui pouvait passer pour un stigmate de cette affreuse blessure :

 

Sa mère certifia qu’il avait une marque rectiligne en travers du cou, semblable à la cicatrice d’une blessure faite par un grand couteau. Elle déclara s’en être aperçue pour la première fois quand son fils avait trois ou quatre mois. C’était apparemment congénital. Quand Ravi Shankar parlait du meurtre, il attribuait cette trace sur son cou aux blessures du crime. Au fur et à mesure qu’il grandissait, celle-ci changeait de place. En 1964, elle était en haut de son cou, juste au-dessous du menton, et s’était quelque peu estompée.

 

Le cas de Corliss Chotkin Junior, dont il a déjà été question, évoque également la transmission de stigmates. Son grand-oncle, Victor Vincent, avait annoncé à sa nièce et au mari de celle-ci, environ un an avant sa propre mort, qu’il reviendrait sous les traits de leur futur enfant.

 

« Je vais revenir, je serai votre prochain fils. J’espère que je ne bégaierai pas autant que maintenant. Votre fils aura des cicatrices. » Il enleva alors sa chemise et lui montra une cicatrice dans le dos, provenant d’une opération subie quelques années plus tôt.

Dix-huit mois environ après la mort de Victor Vincent sa nièce mettait au monde un garçon, Corliss Chotkin, qui portait effectivement deux marques sur le corps de même forme et, grosso modo, au même emplacement que son grand-oncle décédé. Très tôt, dès qu’il fut en mesure de se faire comprendre, il reconnu et nomma différentes personnes qui composaient l’entourage du vivant de celui-ci.

 

Stevenson ajoute que « Victor Vincent bégayait beaucoup et il avait exprimé le vœu de moins bégayer dans sa nouvelle vie. Corliss bégayait énormément dans sa jeunesse et cela dura jusqu’à ce qu’il suive, à l’âge de dix ans, un traitement avec un orthophoniste. Il n’avait plus de défaut de prononciation lorsque je l’interrogeai. »

Enfin, le cas de Wijeratne au Sri Lanka, ne manque pas d’intriguer lui aussi. Il présente à sa naissance, en 1947, une nette difformité au niveau du thorax et au bras droit, que sa famille interprète comme une conséquence karmique. Dans ce témoignage on relève que la réincarnation intervient assez tardivement, près de 19 ans après le décès, contrairement à la norme énoncée par Stevenson :

 

Le père le Wijeratne nota également certaines ressemblances avec son frère défunt, Ratran Hami. Wijeratne avait comme lui le teint mat alors que ses autres frères et sœurs avaient plutôt la peau claire.(…)

Vers l’âge de deux ans, deux ans et demi, Wijeratne commença à marcher autour de la maison en parlant tout seul. Son comportement intrigua sa mère qui écouta ses propos. Elle le surprit en train de dire que son bras était difforme parce qu’il avait tué sa femme dans sa vie précédente. Il cita de nombreux détails en rapport avec un crime dont elle n’avait, jusqu’alors, jamais entendu parler. Elle questionna son mari et H. A. Tileratne Hami confirma l’exactitude de ces propos : son jeune frère avait été exécuté en 1928 pour avoir assassiné sa femme.

Le père de Wijeratne tenta de dissuader son fils de parler de sa vie antérieure. Pourtant l’enfant persistait, souvent seul, en un sombre monologue, ou se confiait à des personnes qui le questionnaient sur son bras. Il fit un récit circonstancié du meurtre, de l’arrestation et de l’exécution de Ratran Hami, donnant avec réalisme d’abondants détails (...). Selon la mère de Wijeratne, il racontait ses souvenirs par bribes. Elle ne releva pas de circonstances extérieures qui pussent susciter ses récits sur la vie de Ratran Hami.

HAUT DE PAGE

 

Les vécus d’EMI dans les vies antérieures

Une régression sous hypnose, on l’a relevé, peut conduire le sujet à revivre une expérience de mort imminente intervenue dans une vie passée. Il s’agit là d’un indice supplémentaire en faveur de la thèse d’une décorporation conditionnée par une atteinte du gyrus angulaire. En effet, vie antérieure ou non, l’hypnose semble produire une inhibition de ce récepteur cérébral, sans doute du même ordre que celle induite par la méditation des bouddhistes et les oraisons des moniales franciscaines étudiés par le neurologue Andrew Newberg. Quoi qu’il en soit, cette remémoration marque profondément le sujet en régression, lui fournissant à l’occasion les clés d’une meilleure santé physique et d’un épanouissement plus harmonieux. Les propos qui suivent, repris d’un article[1] signé par Dree Miller Dunlap, une praticienne de la thérapie familiale (ou thérapie systémique), soulignent ce bénéfice thérapeutique consécutif à un vécu d’EMI sous régression hypnotique. Souffrant de violentes douleurs arthritiques, elle s’était orientée vers cette méthode peu académique.

Elle vécut tout d’abord l’existence d’un médecin italien du XVIè siècle dont le mariage avait été un échec. À la suite du décès prématuré de son épouse, ce médecin s’était réjoui de la liberté dont il disposait désormais. De plus, tout au long de sa vie, il avait été profondément culpabilisé par un épisode au cours duquel il avait été particulièrement cruel envers un enfant. Puis, sa dernière heure venue, il était sorti de son corps, avait assisté à son agonie et jugé de quelle manière sa vie avait été dominée par la colère et l’amertume. Bien que le récit de la thérapeute soit peu détaillé, l’évocation de ce jugement et de la décorporation, deux traits spécifiques d’une EMI, ne laisse subsister aucun doute sur la nature du phénomène.

Dans la seconde expérience, elle se personnifia sous les traits d’un moine acariâtre, intolérant envers ses semblables accusés de ne pas montrer suffisamment de respect envers Dieu. Durant toute son existence il n’eut de cesse de critiquer les comportements des uns et des autres. Puis il mourut solitaire, dans une cellule humide du monastère, endurant d’atroces souffrances. Quelles furent pour la thérapeute les répercussions de ses deux vies passées ?

 

J’aimerais pouvoir dire que j’ai été transformée comme par magie, guérie instantanément, et parfaitement heureuse dès le lendemain, mais je raterais alors le point essentiel de cette expérience. Mon arthrite n’a pas complètement disparu. On dirait que j’ai une crise quand je me laisse aller à la colère, à l’impatience, à l’aigreur ou à la rancune. L’apparition de la douleur est un signal qui me rappelle ce que j’ai vécu. Si j’arrête de me conduire comme je suis en train de le faire et que j’écoute le message de la douleur, elle disparaît aussitôt.

Ai-je vraiment été médecin en Italie au XVIè siècle ? Ai-je vraiment été un moine avec une vie pénible et pleine d’amertume dans un monastère ? Je ne sais pas. Mais une chose est sûre, ces histoires ont profondément contribué à me faire voir ma vie comme je la vois aujourd’hui, à me la faire vivre comme je la vis, et à reconsidérer ce que je pense de moi et des autres... J’essaye d’avancer avec un sentiment de paix, d’amour, d’être patiente, d’avoir de la compassion et de l’humilité... et d’apprendre à ne pas m’en vouloir quand je n’y arrive pas.

 

Les répercussions positives de ce type de régression hypnotique s’apparentent indéniablement à celles d’une EMI. Et le livre de Moody recèle, lui aussi, d’autres cas évocateurs d’une expérience de mort imminente vécue au terme d’une vie antérieure[2]. Les deux premiers témoignages qui suivent, les citations se limiteront aux éléments les plus significatifs, proviennent de patients sur lesquels le psychiatre pratiquait la régression hypnotique, les deux autres sont empruntés aux récits de ses propres régressions.

Au cours d’une séance, ce client de Moody se reconnut dans le personnage d’un savant et inventeur du Moyen-Âge, un esprit solitaire qui rêvait de mettre au point une machine volante. S’ingéniant à construire les engins les plus saugrenus, il devint peu à peu la risée du voisinage. N’est pas Léonard de Vinci qui veut ! Toutefois, au terme de son existence il éprouva une certaine jubilation : « J’ai pu avancer dans le temps jusqu’au moment de ma mort. Je me suis retrouvé en train d’assister à mon propre enterrement. Ce qui était étonnant, c’est que j’avais quitté mon corps et que je le regardais d’en haut ! Pour la première fois je pouvais voler ! Je pouvais voler de ci, de là comme un oiseau et regarder les gens qui mettaient mon corps en terre. Il y avait dans la mort une victoire que j’appréciais à ce moment-là. » De même Michael qui, revenu dans son existence passée de bureaucrate de la monarchie hongroise du XVIIè siècle, connut lui aussi un épisode autoscopique à l’instant de sa mort : « J’ai pu aller jusqu’au jour de ma mort, peu après mes quarante ans. Comme mon père, je mourus de consomption. Je me souviens de m’être observé du plafond quand le docteur vint me voir... »

Deux des vies antérieures de Moody, revécues sous régression hypnotique, finissent de manière brutale par une EMI. Dans ce premier récit il tient le rôle d’un grand-père emmenant sa petite-fille en promenade sur le bateau qu’il vient de construire. Les émotions liées au drame par lequel s’achève cette existence ont été intensément ressenties par l’auteur. Un mur d’eau fait chavirer l’embarcation et la promenade se termine en tragédie :

 

(...) Mes mains glissèrent sur le bois, et l’eau déferla sur moi tandis que je coulai. Je mourus avec cet écrasant sentiment de culpabilité qu’un grand-père peut éprouver quand il a causé la mort d’un de ses petits-enfants. Mais comme j’entrai dans la mort, la culpabilité se transforma en émerveillement. Je me trouvai soudain absorbé dans une lumière resplendissante, submergé d’une béatitude totale. À ce moment je sus que tout irait très bien pour ma petite-fille et moi. J’en éprouvai un profond soulagement.

 

Dans une autre vie Moody s’identifie à une artiste peintre chinoise, de condition modeste, qui mène une existence paisible jusqu’à un âge avancé. Mais elle connaît une fin tragique, étranglée au cours de son sommeil :

 

Quand je mourus, je m’élevai au-dessus de mon corps sans éprouver le moindre souci pour moi, la victime. Je m’inquiétai, en revanche, pour le jeune meurtrier, qui se tenait au-dessus du corps dans une attitude prétentieuse, visiblement fier de son œuvre. J’essayais de lui demander pourquoi il avait fait cela. Je voulais savoir ce qui l’avait rendu malheureux au point de penser qu’il devait tuer une vieille femme.

Je lui fis signe de la main, je criai, mais il ne pouvait pas me voir. Il n’y avait aucun moyen de communiquer avec lui. Finalement, ce fut comme si je m’effaçais, disparaissant de cette vie. Pour aller où, je n’en sais rien.


[1] Voyage dans les vies antérieures. Raymond Moody se réfère ici à un article paru dans le Journal of Regression Therapy.

[2] Dans Un autre corps pour mon âme, un hypnothérapeute américain, Michael Newton, décrit lui aussi plusieurs vécus d’EMI dans les vies antérieures de sujets qu’il a fait régresser (voir en particulier les trois premiers chapitres).

HAUT DE PAGE

 

Réincarnation ou Nirvana

Les modalités du périple de la conscience du défunt, au travers de ces trois bardos, sont la matière d’un rituel de transmission très élaboré. Dans sa forme complète, l’ensemble du processus couvre sept semaines (dans l’Égypte antique, cette période lunaire était de soixante-dix jours). Mais aujourd’hui, pour diverses raisons, essentiellement des considérations sanitaires évidentes, la durée du rituel en présence du cadavre est sensiblement raccourcie (3 à 5 jours). Dans un premier temps, le moribond, ou son cadavre lorsque celui-ci a rendu le dernier soupir, est allongé sur le côté droit. Le récitant, penché au-dessus du corps, égrène la lecture du Bardo Thödol dans le creux de son oreille. Il psalmodie également des mantras (invocations sacrées) dans le but d’intercéder auprès d’une multitude de divinités que le principe conscient rencontrera sur son chemin. Afin que celui-ci accède à la meilleure compréhension de ce qui lui est prescrit, il est dit que le moment le plus opportun serait l’instant précis de la mort. Le voile d’illusion du karma y étant jugé trop ténu pour dissimuler entièrement le chemin vers la Claire Lumière.

Après les funérailles, la lecture se poursuit à l’adresse de l’effigie du défunt placée dans un lieu qui lui était familier, très souvent la pièce principale de l’habitation. Son principe conscient peut y demeurer, sauf à se libérer plus tôt, jusqu’au terme des quarante-neuf jours du rituel. On présente à cette effigie un bol contenant sa part du repas, jetée après que le principe conscient du mort en ait consommé « la subtile essence invisible ». Quant à la famille et aux parents, ils sont priés de s’abstenir de pleurs et lamentations, susceptibles de distraire ce même principe conscient. Une démonstration ostentatoire de leur affliction, à laquelle il reste sensible, ne ferait que retarder sa libération.

Les visions qui se manifestent, lors de chacune des étapes répertoriées par le Bardo Thödol, sont chronologiquement explicitées au principe conscient par le lecteur-guide. Car, échappé par le sommet du crâne[1], ce principe conscient est obnubilé par la fantasmagorie hallucinatoire qui l’assaille et il court le danger de s’égarer irrémédiablement. Hallucinatoire, juge en effet le Bardo Thödol dont les recommandations visent avant tout à lui éviter les pièges nés de ses propres illusions. Le texte revient d’ailleurs avec une insistance particulière, presque lancinante, sur cette composante hallucinatoire qui correspond, dans l’esprit du Bardo Thödol, à la projection des propres formes-pensées[2] du défunt.

Pour cette raison, très tôt, le récitant lui révèle que ces visions ne sont que des productions mentales liées à ses conditionnements antérieurs et aux désirs irrépressibles de son ego. Il insiste sur le fait que les dangers de ce cheminement sont en relation avec les actes de la vie passée, ce sont eux qui déterminent la tonalité des événements à venir. Son office vise à mettre en garde le principe conscient mais aussi à le rassurer, car ces hallucinations sont génératrices d’angoisse et d’erreurs de parcours. Ainsi essaie-t-il de le détourner des projections de ses propres désirs, qui donnent vie aux hallucinations, afin de le guider vers la bonne lumière. Les diverses sources lumineuses possèdent en effet leur rayonnement propre, de même la Claire Lumière. À chaque étape, le lecteur indique les différentes colorations et degrés d’intensité des lueurs que le principe conscient va percevoir. Mais, surtout, il lui désigne la lumière sur laquelle il doit impérativement se concentrer et vers laquelle il doit se diriger. Il l’exhorte à distinguer celle-ci des visions hallucinatoires qui l’assaillent, car c’est avec elle, la Claire Lumière, qu’il doit s’unir coûte que coûte afin d’être libéré du cycle des réincarnations.

L’illumination, l’accès au nirvana, n’est pas acquise aisément. Outre qu’elle résulte de la foi, elle passe également, on l’a noté, par la reconnaissance du caractère hallucinatoire des multiples visions du bardo. Une reconnaissance loin d’être systématique car les chemins qui s’offrent au principe conscient, incapable de différencier par lui-même la Claire Lumière des autres sources lumineuses, sont multiples et trompeurs. Ils représentent autant de voies vers de nouvelles existences en divers lieux et formes. Reste que le degré de perfection antérieur du mourant est supposé, à cet ultime instant, influencer son niveau de compréhension. En somme, la qualité de son karma, bilan des actes de toutes ses vies terrestres, conditionnera sa capacité à trouver le bon chemin.

Celui qui n’a su faire son profit des enseignements sacrés du Bouddha, ni des recommandations du Bardo Thödol, soit de son vivant soit encore à cet instant crucial, restera enchaîné à son karma. Il errera plus ou moins longtemps dans les différents bardos, jusqu’à sept semaines, avant d’accéder à l’un des six mondes du samsara. Selon la qualité de son karma il sera, par ordre décroissant :

– divinité céleste du monde Déva, incomplètement réalisée car encore perméable au désir ;

– être titanesque du monde Asura, sorte de demi-dieu prétentieux ;

– être humain dans le monde Nara ou monde humain ;

– animal dans le monde Trisan dominé par l’ignorance et la peur ;

– esprit errant du monde Preta en quête permanente d’une issue à son malheur ;

– esprit banni du monde des enfers, contrepoint négatif de l’éveil.

Mais rassurons-nous, les portes de l’enfer s’ouvrent rarement pour les bouddhistes. Ce châtiment ne s’applique qu’à des crimes exceptionnels, tel le meurtre d’un lama. De plus, cet enfer-là n’est pas considéré comme une astreinte à résidence perpétuelle, pas davantage les autres mondes du samsara. Inscrits dans un cycle en relation avec la qualité du karma, ils ne sont que des lieux de transition ; impermanents pour utiliser la terminologie bouddhique.

En revanche, le nirvana est accessible à celui qui parvient à transcender son principe conscient au moment de la mort grâce, notamment, à une bonne connaissance des enseignements du Bardo Thödol. Il évitera ainsi les multiples pièges nés des illusions trompeuses du bardo, dont son propre ego est responsable. Cet accès est facilité aux yogis et autres hommes pieux qui, ayant mené une vie de sagesse et acquis la connaissance de leur vivant, trouveront aisément le chemin vers la Claire Lumière. Évidemment, en prétention à la bouddhéité, la perfection dont il faut témoigner limite le nombre des élus. À l’inverse de la transition vers les précédents lieux, l’entrée au nirvana, espace de félicité infinie dont nos conceptions occidentales du paradis ne peuvent rendre compte, met fin à un cycle de réincarnations et ouvre à une certaine forme d’éternité.


 

[1] À comparer avec cet extrait d'une interview de Ben Tounès, guide spirituel de la confrérie soufi Al Alaouiah, tradition islamique fort éloignée du bouddhisme, où il évoque les perceptions du mourant à l'instant même où la vie l'abandonne : « La sensation commence par la pointe des pieds et remonte progressivement vers le sommet du crâne jusqu'au dernier souffle... » (Nouvelle Clés N° 26, novembre/décembre 1992).

[2] À entendre comme des schèmes (structures mentales) conditionnés par la mémoire de nos actes passés, qui resteraient opérants après la mort.

HAUT DE PAGE