LES EXPERIENCES DE MORT IMMINENTE
(Cliquez sur les liens pour accéder aux divers extraits)
 
 
 
Préface de Jocelyn Morisson
– Avant-propos
Première Partie
La survie à l'épreuve de la science
Chapitre I : Inexplicables témoignages
– Lors d’une chirurgie cardiaque
– Lors d’un coma profond
– Lors d’une chirurgie cérébrale
– Une vérification délicate
 
Chapitre II : La science confirme
– La preuve par la stimulation électrique
– Entre mysticisme et scientisme…
– Une découverte fortuite
– Les limites de l’interprétation scientifique
– Décorporation et expérience de mort imminente
– Des phénomènes « scientifiquement corrects »
 
Chapitre III : Entrouvrir la porte du paradigme
– Le thème de la survie dans la société occidentale
– Un ostracisme lourd de conséquences
– De la difficulté de témoigner de l’intangible
– Science n’est pas omniscience
– L’inexpliqué au quotidien
– La voie de la métaphysique
– Surmonter le tabou de la mort
– Réhabiliter une certaine idée du vitalisme
 
Chapitre IV : La décorporation objet de science ?
– La part de la raison
– Élargir le champ de l’investigation
– L’énigme de la mémoire
– Supraconscience et Énergie fondamentale
– Vers une évaluation scientifique de la survie ?
– Les modalités de l’expérimentation
– De la difficulté d’interpréter la décorporation
– Décorporation et autonomie de la conscience…
– Un récepteur biologique
– L’épilepsie, des analogies intéressantes
– Expérience transcendante et maladie sacré
 
Deuxième Partie
Les croyances à l’épreuve de la survie
 
Chapitre V : La parapsychologie
– Expérience transcendantes et paranormal
– Quelques points de repère
– Dans le maelström des idées
– La recherche parapsychique s’organise
– Spiritisme et parapsychologie : l’amalgame fatal
– La parapsychologie, nouvelle science du paranormal
– Le paranormal est-il soluble dans la science ?
– Une part du réel échappe à la science
– Une reconnaissance en demi-teinte
– La réalité du psi, pomme de discorde
– Quels liens entre la matière et la conscience ?
– Contribution à un renouveau explicatif
– Décorporation et recherche du renseignement
 
Chapitre VI : La réincarnation
– Présentation
I) L’enquête de Ian Stevenson
– La xénoglossie
– Des talents exceptionnels
– Des stigmates inexplicables
– De réelles faiblesses
II) La régression sous hypnose
– Du comte de Rochas à Raymond Moody
– Les caractéristiques de la régression
– Les vécus d’EMI dans les vies antérieures
– Des questions sans réponses…
III) Le Bardo Thödol
– Les origines du Bardo Thödol
– Un mode d’emploi du « mourir »
– Réincarnation ou nirvana
– Responsable de son destin
– Similitudes et coïncidences
IV) Supraconscience et réincarnation
 
Chapitre VII : La religion monothéiste
I) Le contexte
– Quel Dieu pour l’homme de science..?
– Dieu otage des religions ?
– Mysticisme et religion
– Des dogmes obsolètes
– Réhabiliter la vérité historique
– La voie « biocosmique »…
II) Lumière sur le monothéisme
– Dieu fait-il de la politique ?
– Beaucoup de messies, un seul élu… contesté
– L’homme-dieu à l’origine des religions
– Sur la piste des pharaons
– Au commencement était la lumière
– Le monothéisme s’expatrie
– La trajectoire lumineuse de Moïse
 
Conclusion : Redéfinir les priorités de vie
 
Annexe 1  : L’expérience de mort imminente
 
Annexe 2 : Deux témoignages d’EMI
 
Annexe 3  : Le jeu du foulard
Plaquette éditée par l’APEAS
 
Annexe 4  : Croyances rationnelles et superstitions
 
Bibliographie

PRÉFACE
 
 
L’ouvrage de Daniel Maurer traite de problématiques qui non seulement font l’actualité mais fondent aussi l’avenir de nos sociétés. Elles sont cruciales bien qu’elles passent relativement inaperçues dans le flot d’information qui nous submerge. Les médias se font l’écho d’un intérêt croissant de nos contemporains pour la « question spirituelle », qui tendrait à dépasser le cadre des religions en place, et illustre une quête de sens plus que jamais vivace. De son côté la science découvre l’insondable, les prémices et les manifestations d’une conscience humaine aux possibilités littéralement « incroyables ». Des Expériences de Mort Imminente (EMI) à l’extase mystique, le panorama extraordinaire des états modifiés de conscience fournit un faisceau d’éléments convergents en faveur de l’hypothèse d’une indépendance et d’une possible survie de la conscience au corps physique.
Bien que cela puisse sembler absurde ou simplement « trop beau pour être vrai », cette hypothèse mérite qu’on s’y attarde sans attendre le crépuscule de son existence, car c’est à une relecture de la vie elle-même qu’elle invite. Il ne s’agit pas en effet de bâtir une théorie de l’après-vie mais bien de donner du sens à notre être-au-monde, ici et maintenant.
La traque de la conscience dans ses aspects multiples est aujourd’hui en cours dans de nombreux laboratoires de neurologie. Les sciences humaines, la philosophie, sont conviées à la réflexion et, quand le dialogue est possible, les religions ont également leur éclairage à apporter. Des travaux les plus récents, il ressort que l’expérience spirituelle est désormais corrélée à des états particuliers du cerveau, mais qu’elle semble irréductible à ces états. C’est-à-dire que le point de vue dit « réductionniste », selon lequel la conscience n’est que le produit de l’activité du cerveau, est considérablement mis à mal. Comme le montre Daniel Maurer, le véritable problème est posé par des expériences vécues par des personnes dont le cerveau ne fonctionnait pas pendant une durée établie, ceci dans un cadre médical contrôlé. Notre cerveau semble présenter une interface dont l’inactivation permettrait d’accéder à un champ d’information et de conscience plus vaste, transcendant notre état ordinaire. Nous y existons dans un état sublimé, « hors » de l’espace et du temps, éprouvant une plénitude de sensations, d’émotions, de sentiments et de pensées. Cet état atteint son climax dans une sensation de fusion avec l’univers, un sentiment d’amour total et inconditionnel, et la certitude de posséder un savoir absolu !
La probable réalité objective de cette « supraconscience », selon le terme choisi par Daniel Maurer, est aujourd’hui attestée par d’éminents neurobiologistes comme Andrew Newberg, de l’université de Pennsylvanie. A la suite de publications dans des revues scientifiques aussi prestigieuses que Nature et The Lancet, la communauté scientifique prend désormais ces recherches au sérieux, même si beaucoup restent dubitatifs face à ce renversement de point de vue. Et il est quelques chercheurs audacieux pour affirmer que ni la conscience, ni la mémoire, ne peuvent être « stockées » dans le cerveau… La balle est dans le camp, ou le champ, de la physique.
Mais si la nature profonde de la conscience humaine se révèle être un champ qui nous relie à tous les êtres et à toutes choses — jusqu’à l’absolu — alors une relecture de l’héritage religieux s’impose également. Les discours figés par le dogmatisme né des jeux de pouvoir doivent retrouver leur portée symbolique. Il y a plusieurs chemins mais une seule vérité. Et il est également possible aujourd’hui de s’affirmer dans un cheminement spirituel laïque, qui n’emprunte pas nécessairement les voies de l’initiation ésotérique. Les chimères new-age et sectaires d’une « spiritualité facile » ne doivent pas non plus faire illusion. L’absolu reste ineffable, et l’homme n’est pas Dieu. La science rationaliste comme les religions tiennent à leurs dogmes, leurs « paradogmes » comme l’écrit Daniel Maurer, car de ces dogmes elles tirent leur pouvoir. Paradoxalement, science et religion se font tellement face qu’elles ne voient pas ce qui est autour d’elles et qui les réunit. La science est loin d’avoir percé les secrets de Dieu, mais elle est en train de découvrir l’homme dans sa dimension spirituelle. Cette véritable révolution ne doit pas être comprise comme une régression, elle semble au contraire porteuse d’un réel espoir de jours meilleurs pour l’humanité. Le travail de réflexion et de recherche de Daniel Maurer s’inscrit pleinement dans cet espoir et nous le fait partager avec raison et talent.
 
Jocelyn Morisson
Journaliste Scientifique
 
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